Transat retour... en Pogo 40 - Tchuda Popka 2

J6 - Passer la bulle

21 janvier 2007 | 0:15 Jerome Samson

En route au 35, a 10,5 noeuds

[Note du skipper : Desoles de ne pas avoir ecrit plus tot aujourd hui, mais nous etions partis faire de la voile, et on vient juste de rentrer… Il y avait de ces bouchons sur les routes ce soir !! Et en plus on s est arretes prendre un ris-quart.]

Passer la bulle, c etait l objectif de cette nuit. La bulle, c est cette zone ou le vent hesite, au dessus des alizes, ou le fameux anticyclone des Acores descend parfois etendre ses hautes pressions. Dans la soiree, nous avions senti le vent commencer a faiblir, et apres un conseil de guerre autour de la table a carte et de nos fichiers meteo, decide de continer plein nord pour aller attraper des vents portants. Il nous a fallut quelques heures de moteur pour venir a bout du calme plat, et vers 3h la delivrance est arrive : le vent, jusqu ici nordet, a bascule a l ouest. Timidement tout d abord, puis plus franchement pour s etablir entre 15 et 20 noeuds dans la journee.

Finis pour l instant les deux ris dans la grand voile, le moment est venu de changer de garde robe. Nous affalons la trinquette, et deroulons pour la premiere fois le solent. Puis c est le tour du gennaker, cette grande voile d avant que l on porte aux allures debridees. Nous prenons notre temps pour l envoyer, car c est la premiere fois pour chacun de nous que nous manipulons une telle voile ! Et c est assez cocasse de preparer la manoeuvre en relisant le mode d emploi du bateau que Gwen nous a griffone la semaine derniere autour d une table parisienne… Apres avoir trouve nos marques, le gennaker est deroule, et le bateau accelere : la moyenne grimpe a 9-10 noeuds.

Redaction a double plume ce soir : Guillaume, qui passe le clavier a Pierre

Si vous rencontrez le savant qui avancait qu avec un point d appui il souleverait la terre dites lui de passer nous voir a bord et d agir avec tous les points d appui qu il voudra. Un appui foutaise rigolade Le pauvre. cependant ici il y a Denis l homme tronc capable de se deplacer sans mal et bien vite d appeler : eh les gars la soupe est prete et le pain aussi .(il fait aussi le pain a bord )

Il y a aussi Jerome l homme libelule il pose un regard attentionne sur tous et sur tout: ca va? cool super Il y a Guillaume passe partout sans heurt et avec la banane . Pour ma part le systheme equilibratoire s est reconnecte car enpassant il y a peu pres de la mer des Sargasses nous avons evoque les anguilles puis les anguilles sur les sarments de vigne puis nous avons derive sur la cote de boeuf sur sarments preparee au gros sel de Guerande et sans echalotte Naturellement a la suite de ce delire nous avons ouvert une boite de pate des Landes en entree. Et pendant ce temps Polo le pilote automatique travaille ,mais tres peu car chacun d entre nous veut barrer le plus possible. Un regal. Allez une petite derniere ; qui peut se vanter de diner tous les soirs avec Venus a tribord Mars a babord et la croix du sud a l arriere du bateau ?

Au fait MERCALM c est du pipo ……surtout si l on ne s en sert pas !

Merci pour toutes vos aimables pensees

Pierre n°4 a bord du TCHUDA POPKA

Ah il ne manque pas de quart-actere ce petit Pierrot ! Jerome

[Sent from: 28.1830,-61.8150]

Catégorie : En mer | Voir sur la carte : Geo Mashup

5 Comments Add your own

  • 1. Michel  |  janvier 21st, 2007 at 04:08

    Enfin du vent portant ! Magnifique. J’ai fait assez de pres pour savoir le bien que ça fait…Votre blog est extra, on se precipite sur l’ordinateur des qu’on arrive à la maison, on ne lit plus les autres mails, on neglige tout le reste…Bravo a Pierre qui arrive a taper sur le clavier et a nous conter l’histoire du sarment du Jeu de Bome et a Denis qui arrive a faire du pain (recette Glenan ? ) Quant-a Guillaume relisant la notice d’utilisation du gennaker sur le pont, c’est vraiment du Jerome K. Jerome (K pour Kalustal bien sur) dans “Trois (ou quatre) hommes dans un bateau”, roman inenarrable et desopilant qui ne devrait jamais manquer dans une bibliothèque de bord). Bon il est tard (3h), j’ai un petit coup de barre Mars et Venus m’attend sur tribord. Decidement Il ne me manque que les poisons violents…

  • 2. Homère (ou Pénélope)  |  janvier 21st, 2007 at 08:39

    “(Calypso)…avait mis à bord une outre de vin noir, une plus grosse d’eau (sic), et, dans un sac de cuir, les vivres pour la route, sans compter d’autres mets et nombre de douceurs (ndlr:peut-être pas des bananes ni du rhum); elle avait fait souffler la plus tiède des brises, un vent de tout repos…Plein de joie, le divin Ulysse ouvrit ses voiles.
    Assis près de la barre, en maître il gouvernait : sans qu’un somme jamais tombât sur ses paupières, son oeil fixait les Pléiades et le Bouvier, qui se couche si tard, et l’Ourse, qu’on appelle aussi le Chariot, la seule des étoiles, qui jamais ne se plonge aux bains de l’Océan, mais tourne en même place, en guettant Orion; l’avis de Calypso, cette toute divine, était de naviguer sur les routes du large, en gardant toujours l’Ourse à gauche de la main. Dix-sept jours il navigua sur les routes du large…
    Odyssée. Chant V.

  • 3. Une lectrice de Jerome (K. Jerome)  |  janvier 21st, 2007 at 11:03

    Puisqu’il y a au moins un autre amateur, Michel, et qu’il a été question de Mercalm, voici le début du livre (à transposer d’une chambre d’étudiants dans le cockpit du bateau):
    “Réunis dans ma chambre, nous fumions, en causant de notre mauvais état, mauvais du point de vue médical, bien entendu.
    Nous nous sentions mal fichus tous les quatre (le 4ème est le fox-terrier Montmorency) et cela commençait à nous inquiéter. Harris proclama qu’il éprouvait parfois de singuliers accès de vertige et qu’il perdait presque la conscience de ses actes. Et alors Georges nous confia que lui aussi avait parfois la tête qui tournait et qu’il ne savait pour ainsi dire plus ce qu’il faisait. Pour moi, c’était mon foie qui fonctionnait mal. Je savais que c’était mon foie qui fonctionnait mal, parce que je venais justement de lire une réclame de spécialité pharmaceutique pour le foie, dans laquelle se trouvaient les divers symptômes permettant de reconnaitre qu’on a le foie détraqué: je les présentais tous…
    Pour en revenir à la réclame des pilules pour le foie, j’avais indéniablement les symptômes, dont le principal est “un dégoût complet du travail sous toutes ses formes”. ..
    Ce que je puis souffrir de cette façon là, il n’est pas de mot pour le dire. Dès ma première enfance, j’en étais au martyre. Jeune écolier, cette maladie ne me quitta pas un seul jour. On ne savait pas que c’était la faute de mon foie. La science médicale était beaucoup moins avancée qu’aujourd’hui, et on attribuait cela à la paresse. On me disait:
    -Mais, satané petit fainéant, secoue toi! tu ne feras donc jamais rien pour gagner ta vie?
    On ne savait pas bien entendu, que j’étais malade. Et, au lieu de m’administrer des pilules, on m’allongeait des taloches. Et, aussi singulier que cela puisse paraître, ces taloches me guérissaient souvent. Certaines de ces gifles ont eu plus d’effet sur mon foie, et m’ont bien mieux inspiré le désir de me mettre à la besogne sur-le-champ que ne le fait à présent toute une boite de pilules.
    Il en va souvent ainsi, voyez vous: les simples remèdes de bonne femme sont quelquefois plus efficaces que toutes les drogues d’apothicaire…
    Mme Poppets, notre logeuse, frappa à la porte de notre chambre pour savoir si nous étions disposés à souper. Nous échangeâmes un sourire amer et lui répondîmes que nous allions essayer tout de même d’avaler une bouchée. Harris ajouta qu’un petit quelque chose dans l’estomac tient souvent la maladie en échec. Mme Poppets apporta le plateau et nous nous mîmes à table, pour grignoter un peu de rumsteack aux oignons et de tarte à la rhubarbe.
    Je devais être très affaibli à ce moment là, car je me souviens qu’au bout d’une demi-heure à peine, je n’avais plus aucun goût à manger, -ce qui ne m’est pas habituel -, et je m’abstins de fromage…

  • 4. Marie-Anne  |  janvier 21st, 2007 at 15:51

    il était tant qu’un nouveau post arrive! on commençait à s’ennuyer!
    rha la gloire! pas facile de satisfaire à toutes ses obligations!
    c’est ça de trop bien habituer ses lecteurs!

    bises!

    moi je retourne à mes corrections d’expression écrite… pas encore du jerome k. jerome…..mais sans le savoir certains élèves en sont assez proches…
    “J’aime le travail : il me fascine. Je peux rester des heures à le regarder.” Extrait de Trois hommes dans un bateau.
    c’est donc pour ça que certains ne font pas grand chose!!!! ils sont fascinés!… ;)

    sur ces bonnes paroles la vilaine maitresse que je suis retourne au boulot!

  • 5. Marie-Anne  |  janvier 21st, 2007 at 19:02

    oulah! à force de voir des “phote d’aurttograffe” moi aussi je me mets à en faire dans mes posts!

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