Transat retour... en Pogo 40 - Tchuda Popka 2

J24 - Moins de 100 milles de la terre ferme

7 février 2007 | 19:04 Jerome Samson

En route a 9 nds au 110, a 90 milles du Cap St Vincent (Pointe SW du Portugal)

Voila maintenant plus de 24h que nous sommes au portant dans une bonne brise, qui s’est meme bien renforcee en debut de matinee. Actuellement plus de 30nds de vent a l’anemo, la facture du vent consomme va etre salee ! Mais le portant, meme dans la brise et sous la pluie, ca reste toujours mille fois plus confortable que le pres !! Et en plus on avance bien sur le cap ! Cette bonne brise nous est gentiment envoyee par la 5e depression de notre periple… Comme d’hab, on attend le front tranquillement sous la pluie !

On approche maintenant a grands pas du continent europeen, on devrait passer dans la nuit a une trentaine de milles du cap St Vincent et continuer au large de la baie de Cadix pendant la journee de demain, toujours cap sur le detroit de Gibraltar.

Pour passer ce fameux detroit, il va falloir faire attention aux cargos qui devraient etre assez nombreux mais bien ranges dans leur rails : ceux qui rentrent en Mediterrannee au sud du detroit, ceux qui en sortent au nord. Il va aussi falloir compter avec le courant de maree, de faible importance normalement (jusqu’a 1.5 ou 2 nds) mais avec le fort vent d’W que nous aurons, nous essaierons de franchir le detroit avec le courant, c’est a dire soit avant 22/23h si vraiment on est bien en avance sur notre tableau de marche, soit apres 5h du matin vendredi, ce qui est le plus probable, auquel cas nous serons peut etre amenes a ralentir notre progression dans la journee de demain pour ne pas etre trop tot.

Suivant notre heure de passage, nous nous arreterons soit tout de suite apres le detroit a Ceuta, si on est de jour a ce moment la, soit un peu plus tard sur la cote andalouse. L’objectif de cet arret au stand qui sera probablement tres court est principalement de refaire le plein de notre reservoir de carburant pour le moteur, de nos jerricans d’eau douce (pas pour la boisson, il nous en reste encore tant et plus) et de prendre une petite douche bien meritee. Ensuite, et toujours suivant la meteo, nous reprendrons la mer pour rejoindre Marseille, que nous pourrions toucher en debut de semaine prochaine, au terme d’un long et magnifique voyage !

Bonne soiree a tous et a tres bientot

Jerome

Le souffle des dauphins, par Denis

Il m’arrive parfois, lorsque la mer est calme, que le vent caresse les voiles, d’entendre tout pres le souffle des dauphins. Ils nous entourent, passent et repassent, et dans leur souffle, il me semble les entendre dire : “Sois le bienvenu dans notre monde, etranger, drole de bete vivante, assis sur ton poisson volant, fait de plastique et de tissus, une aile dans l’eau, l’autre dans l’air. Ne t’inquiete pas, nous veillerons sur toi, le temps de faire un bout de chemin ensemble.” Dans ce souffle que j’entends, et dans ce message que je devine, je ressens plus d’humanite que dans le souffle des discours de beaucoup d’hommes.

Entendre le souffle des dauphins, jamais je ne m’en lasserai, et j’espere m’en impregner longtemps, pour qu’arrive a terre, le souffle des hommes presses, stresses, surbookes, ne m’entraine pas dans leurs chemins. Je prefere continuer a suivre celui que m’indique le souffle des dauphins.

[Sent from: 37.062,-10.888]

Catégorie : En mer | Voir sur la carte : Geo Mashup

6 Comments Add your own

  • 1. Homère (ou Pénélope)  |  février 7th, 2007 at 20:03

    Pour ne pas oublier vos exploits des jours précédents:

    “Comme, sous l’ouragan, toute la terre semble obscurcie, accablée, un de ces jours d’automne où Zeus violemment déverse l’eau du ciel pour montrer sa colère et son ressentiment à l’égard des mortels qui, chassant la justice et se moquant des dieux, rendent sur la grand-place avec brutalité des sentances obliques, - ils regardent alors déborder tous les fleuves; les torrents, dévalant vers la mer bouillonnante, ravinent les coteaux et, se précipitant du haut des monts, avec un horrible fracas, dévastent dans leur cours les travaux des mortels: ainsi courent, avec un horrible fracas, les cavales troyennes.”

    “Comme l’on voit un homme assis sur un rocher tout au bord de la mer, tirer hors de la vague un poisson magnifique avec l’airain brillant au bout du fil de lin: ainsi Patrocle, avec son épieu scintillant, tire du char Thestor, dont la bouche est béante, et le rejette au sol, la face contre terre…”

    Iliade. Chant XVI.

  • 2. Vivien  |  février 7th, 2007 at 21:21

    De Toulouse, bonjour à tous,
    après tant de poésie homérique un retour sur terre (oui, bon, mer), vous approchant du portugal il va falloir s’acclimater, passer du thon à la morue, du rhum à la gingha, de l’espoir marin à la saudade terrienne, des bananes au carnaval. Je m’arrête (aïe, sous les dents). Il fait bon par là-bas, les degrés seront au rendez-vous, u lucky boys. Comme d’hab je n’ai pas grand chose à dire, je vous fais néanmoins part de ma bonne humeur et vous souhaite le meilleur pour la fin de votre périple.
    Beijos.

    “Après tout, le code est plus ce qu’on appelerait, une ligne de conduite, plutôt que de véritables règles”

    Cap. J.Sparrow

  • 3. Marie-Anne  |  février 7th, 2007 at 21:46

    mais que fera-t-on tous les jours une fois que vous serez arrivés?!
    même désespoir que lors de la fin de la route du rhum… plus d’actualisations toutes les 4h et bientot plus de blog tous les jours!
    enfin on est content de vous retrouver parmi nous quand même! ;)

  • 4. Robert et Gisèle  |  février 8th, 2007 at 07:54

    Merci pour cette evasion et cette lecon de geographie: comme sans doute les eleves de Marie-Anne nous ressortons l’ atlas de geographie; apres les Açores et leur aigle Portugais ( Pauleta )
    voici le cap St Vincent, la baie de Cadix, le detroit de Gibraltar,
    Ceuta bientot fameuse par sa douche !!! et puisque Pencran et sa celebre patate ( Le Guen ) sont delaisses, Malaga puis Marseille
    sont attendus pour bientot: on vous souhaite de n’ y voir que les
    dauphins en laissant de cote les requins !!!!
    E t ou en est le Schmilblick ? Bonne approche de la terre ferme

  • 5. capitaine haddock  |  février 8th, 2007 at 08:24

    Bonjour Tchudapopka,

    50° 7 N- 8° 41 E-
    Francfort
    2°C
    Faible pluie
    Vent : E à 4 km/h
    Humidité : 93%

    Mais que fera-t-on tous les jours une fois que vous serez arrivés?! Bah, boire le rhum que vous rapportez et nous abreuvez de vos récits et autre humides anecdotes!!!

    Pour moi, le week-end commence a midi, je vais au mariage de celui qui disait qu´il “aime bien le bateau mais c´est humide et ça sens les pieds a l´intérieur”… enfin bref.

    E t ou en est le Schmilblick (deuxiéme fois)?

    Amusez vous bien !

  • 6. école d'hodeng au bosc  |  février 8th, 2007 at 15:03

    Chers marrins

    Nous pensons avoir trouvé le schmilblick c’est : une ligne de vie.
    Toute la clase de cycle 3.
    au revoir bon retour

Leave a Comment

Required

Required, hidden

Some HTML allowed:
<a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <code> <em> <i> <strike> <strong>

Trackback this post  |  Subscribe to the comments via RSS Feed


Calendrier

février 2007
L Ma Me J V S D
« jan    
 1234
567891011
12131415161718
19202122232425
262728  

Messages les plus récents

Catégories

Liens

  • Commentaires récents

    • Eric Manzano Je confirme que l’Espagne a pris l’île d’Alboran, en 1540, à un pirate - ou corsaire...
    • xasdasdasd L’îlot d’Alboran appartient à l’Espagne depuis 1540 qui, selon l’historiographie...
    • Lorin Bonjour, Tout d’abord bravo pour votre site et excusez ma question qui ne concerne pas l’article...
    • Guillaume (de retour à terre) Nous n’avions pas toujours la radio à bord, aussi ai-je bien ris en tournant le...
    • Vivien Merci pour cette tasse, que dis-je ce bol, cette casserolle, cette marmite d’air frais. Regarder les...
  • Images

    www.flickr.com